Jean-Louis BOUVIN, PhD, Responsable Automatique chez K-Ryole

Merci Jean-Louis d'avoir accepté l'interview

Jean-Louis BOUVIN (LinkedIn), theses.fr


Pourriez-vous présenter votre parcours ?

Après une Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles en Physique et Sciences de l’Ingénieur (PCSI / PSI), j’ai intégré l’Ecole Nationale Supérieure d’Electronique, Informatique, Télécommunications, Mathématique et Mécanique de Bordeaux (ENSEIRB-MATMECA) au sein de la filière Electronique. Lors de ma dernière année, j’ai choisi de me spécialiser en Automatique et Mécatronique, Automobile, Aéronautique & Spatial (AM2AS) et effectué mon stage de fin d’études au sein de l’équipe CRONE du groupe Automatique du Laboratoire de l’Intégration du Matériau au Système (IMS) de Bordeaux. Après mon diplôme d’Ingénieur, j’ai alors eu l’opportunité d’effectuer une thèse industrielle au sein de cette même équipe et en collaboration avec le Groupe PSA dans le cadre de l’OpenLab « Electronics and Systems for Automotive ».


· Pourquoi avez-vous décidé d’effectuer une thèse ?

J’ai décidé d’effectuer une thèse dans un premier temps pour acquérir une certaine expérience et un réel domaine d’expertise en Automatique. De même, le fait de pouvoir concilier la recherche en laboratoire et industrielle au sein d’une équipe d’ingénieurs chez le Groupe PSA était une réelle opportunité. Enfin, cette expérience était l’occasion d’intégrer mon domaine d’expertise au sein d’un projet technologique concret mêlant modélisation, simulation, prototypage et intégration via une approche pluridisciplinaire.


· Quelle entreprise avez-vous intégré à la suite de votre doctorat et quel poste occupez-vous aujourd’hui ?

En août 2019, j’ai intégré l’entreprise K-Ryole en tant qu’Ingénieur en charge de l’Automatique. K-Ryole est alors une start-up spécialisée dans le développement et la conception de remorques électriques équipées d’une technologie d’annulation d’effort et permettant de transporter jusqu’à 250kg, à vélo ou à la main, sans effort. Depuis février 2021, j’ai évolué en tant que Responsable Automatique et suis donc à la tête de l’équipe Automatique du pôle Recherche & Développement de K-Ryole qui est devenue une PME et compte, maintenant, une cinquantaine de salariés.


· En quoi consiste votre poste chez K-Ryole ?

En tant que Responsable Automatique, mon rôle principal est d’être garant du fonctionnement de nos remorques à travers son intelligence via le développement d’un logiciel embarqué dédié. L’automatique y occupe une part importante étant donnée la flexibilité qu’elle apporte sur les points essentiels que sont le confort, le comportement et la sécurité des machines et des utilisateurs. Ainsi, à partir de la caractérisation des différents systèmes (batteries, moteurs, capteurs, …), je vais pouvoir réaliser modélisation, simulation, développement et tests en conditions réelles afin d’aller jusqu’à la validation d’une ou plusieurs fonctions pour répondre au cahier des charges. En plus de ce rôle, j’occupe une position de référent sur ma spécialité en étant capable d’analyser et corriger les pannes ainsi que de mettre en œuvre des process et moyens d’essais à destination du service technique.

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En quoi votre doctorat vous est-il utile chez K-Ryole ?

Lors de mon arrivée chez K-Ryole, mon expertise ainsi que mon expérience acquise en Automatique lors de mon doctorat furent primordiales pour intégrer une équipe présentant un effectif limité au sein d’une start-up composée seulement d’une quinzaine de salariés. De même, les compétences transverses acquises lors de mon travail de recherche ainsi que les diverses capacités d’adaptabilité, de flexibilité, d’autonomie, de synthèse et de gestion de projet m’ont permis une intégration rapide et une habilité à travailler conjointement avec les autres pôles de la R&D. Aujourd’hui, les compétences acquises en enseignement et en gestion de projets me permettent de former et manager une équipe d’ingénieurs.


· Quels conseils donneriez-vous à un étudiant qui souhaite se lancer dans une thèse ?

Une thèse est comparable à un marathon. Dans un premier temps, il ne faut pas s’y lancer au hasard, mais plutôt avec motivation et intérêt envers le sujet sur lequel on passera une majeure partie de son temps pendant les prochaines années. Il sera donc important de bien choisir son sujet. De même, et contrairement aux idées reçues, une thèse n’est pas qu’un projet de recherche personnel. C’est un réel travail d’équipe où l’entourage (directeur de thèse, encadrants et autres doctorants) jouera un rôle prépondérant. Il est donc important de savoir bien s’entourer pour pouvoir pallier aux moments difficiles qui feront naturellement partis de cette expérience.


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